Vaches laitières : comment concentrer la ration en amidon ?
L’efficacité alimentaire des vaches laitières dépend en partie de la concentration en amidon de la ration. En 2026, les ensilages de maïs en apportent moins...
Chaque année, le Groupe CCPA réalise une analyse des tendances mondiales alimentaires, qui alimentent et inspirent nos futures innovations en amont de la filière des productions animales. Cette analyse repose sur l’étude de trois sources de données : les innovations lancées, les produits alimentaires les plus achetés sur l’année N-1, et les attentes des consommateurs mondiaux.
Sur l’année 2025, les positions des grandes tendances sont stables, avec peu de changement dans la hiérarchie par rapport à 2024. En effet, il y a eu un ralentissement des innovations lancées en 2023 et 2024, l’inflation ayant freiné des projets de R&D et la distribution ayant dans le même temps rationnalisé l’offre en linéaires, occasionnant moins de place pour les innovations.
Ces tendances alimentaires influencent les filières de production et nutritions animales.
La réduction de l’empreinte environnementale est une priorité majeure en nutrition animale. Plusieurs exemples sont à citer.
Il y a notamment un engagement de la filière et de l’interprofession pour réduire l’utilisation de soja déforestant dans les aliments du bétail. Au niveau européen, la mise en application du règlement EUDR a été retardée, mais des « Plans Protéines » sont en place pour réduire la dépendance locale aux produits importés en France, Allemagne, Danemark, Belgique, et Pays-Bas.
L’harmonisation de l’étiquetage « vert » des aliments du bétail au niveau européen autour des bases PEFCR et GFLI est également en cours. L’application du règlement CSRD, qui exige un reporting extra-financier des enjeux et actions au niveau Environnemental, Social, et Gouvernance pour les entreprises de plus de 250 salariés à partir de 2026, concernera de nombreux clients et partenaires, y compris CCPA.
Des additifs réduisant les émissions de méthane se déploient aussi en Europe, Amérique, Océanie et Asie, poussés par la demande de l’aval de la filière (laiteries, distribution). Après des phases expérimentales, ces produits sont maintenant déployés sur le terrain.
Enfin, au-delà de la réduction de l’empreinte environnementale, la biodiversité émerge comme un sujet d’intérêt, en particulier pour la filière ruminants et élevages extensifs, via le maintien des prairies et l’amélioration de l’autonomie protéique.
Il y a de multiples recherches et avancées mondiales dans le domaine du quorum sensing (communication cellulaire entre bactéries) et ses applications en nutrition animale. La démédication reste également un axe majeur, quelque soit les régions. C’est notamment l’un des thèmes clés du salon VIVASIA 2025.
L’inflation a eu des effets négatifs, entraînant une baisse continue de la consommation de produits carnés et charcutiers. Associée à l’érosion du nombre d’éleveurs en UE et des cheptels bovins, cela a fragilisé le maillon abattoir mais également des acteurs de la nutrition animale. A noter aussi, la signature en 2024 de l’accord MERCOSUR qui fait craindre à plusieurs états membres de l’UE l’arrivée de produits animaux importés moins chers sur le marché communautaire. Par ailleurs, en ce début d’année 2025, la mesure anti-dumping appliquée par l’UE pourrait représenter un surcoût de 4 à 5 €/t d’aliments pour les porcs et les volailles, en considérant que la lysine est surtout cruciale pour les monogastriques. Cette perspective fait craindre une hausse du coût de production en élevages et potentiellement des produits carnés.
Parmi les signaux positifs de cette tendance Achat malin, on peut citer la bonne dynamique des produits avicoles (œuf et viande), plébiscités par les consommateurs pour leur bon rapport qualité/prix. En 10 ans, la consommation française d’œufs et ovoproduits par habitant a augmenté de 35 œufs, soit +3.5 œufs/an. La France est redevenue le premier producteur d’œufs de l’UE en 2023.
Enfin, l’expertise nutritionnelle sur l’amélioration de l’efficacité alimentaire n’a jamais été autant travaillée que l’année dernière par tous les acteurs de nutrition animale, voie de progrès d’optimisation économique en élevage.
Au sein du Groupe CCPA, ces tendances majeures font écho à de nombreux projets de recherche et d’innovation et solutions terrain, en matière de durabilité et d’efficience alimentaire. N’hésitez pas à nous contacter pour les découvrir !
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