Publié le : 12 Octobre 2026

Ensilage de maïs en 2026 : des maïs hétérogènes et moins riches en amidon

Avec près de 10 points d’amidon en moins par rapport à 2025, les premières analyses de maïs pour l’ensilage 2026 montrent un changement marqué du profil nutritionnel des fourrages. Derrière cette moyenne se cachent toutefois des situations très hétérogènes. Décryptage d’une campagne d’ensilage de maïs atypique, de ses conséquences sur l’alimentation des troupeaux et des ajustements possibles avec le logiciel de rationnement Chorus.

Photo d'ensilage de maïs - CCPA

À retenir

Quelle est la qualité des ensilages de maïs en 2026 ?

Chaque année, CCPA réalise quelques milliers d’analyses de maïs pour ses adhérents, permettant de suivre au plus près l’évolution de leur valeur nutritionnelle.

Pour la campagne 2026, les premiers résultats portent sur 1 843 échantillons de maïs d’ensilage, dont environ 80 % proviennent de l’Ouest de la France.

Cette photographie de la récolte met en évidence une rupture assez nette par rapport à 2025. Les maïs sont globalement moins riches en amidon, plus fibreux et moins concentrés en énergie.

La teneur en amidon moyenne atteint ainsi seulement 24,0 % de la MS, contre 33,8 % en 2025.

Pourquoi les maïs de 2026 sont-ils moins riches en amidon ?

L’amidon du maïs d’ensilage provient essentiellement des grains. Sa concentration dépend donc fortement de la part de grain dans la plante entière et du niveau de remplissage de ces grains.

Or, les conditions climatiques rencontrées pendant le cycle du maïs peuvent fortement perturber cette construction du rendement en grain.

Lorsque le maïs subit un stress hydrique et de fortes températures, plusieurs phénomènes peuvent se cumuler :

La moindre contribution du grain dans la matière sèche totale explique en grande partie la baisse de concentration en amidon observée dans les ensilages.

Moins d’amidon… et davantage de fibres

Cette diminution de la part du grain modifie mécaniquement le profil du fourrage. La fraction tiges-feuilles représente proportionnellement une part plus importante de la matière sèche récoltée.

Les analyses de 2026 le confirment avec une cellulose moyenne de 21,2 % de la MS.

Mais davantage de fibres ne signifie pas nécessairement une mauvaise qualité du fourrage.

Le niveau moyen de dNDF (digestibilité de la NDF) atteint 58,9 %, traduisant une digestibilité intéressante de la fraction fibreuse. Les vaches pourront donc valoriser une partie de cette énergie via la digestion des fibres dans le rumen.

C’est l’une des particularités de cette campagne : des maïs plus fibreux et moins riches en amidon, mais dont les fibres restent relativement digestibles.

Une densité énergétique en retrait : 0,90 UFL et 0,80 UFV par kg de MS

La conséquence directe se retrouve néanmoins dans la valeur énergétique des ensilages.

Les niveaux moyens atteignent 0,90 UFL/kg MS et 0,80 UFV/kg MS (unités fourragères lait et viande).

À quantité de matière sèche de maïs ingérée équivalente, la ration des vaches peut donc apporter moins d’énergie qu’avec un ensilage davantage pourvu en amidon.

Pour les animaux aux besoins élevés, et notamment les vaches laitières hautes productrices ou en début de lactation, l’objectif sera de rechercher le bon compromis entre :

Pourquoi faire une analyse de son ensilage de maïs ?

Le principal enseignement de cette campagne reste cependant la très forte hétérogénéité des maïs récoltés (écart-type de l’amidon : 10,4 en 2026, contre 5 en 2025).

Derrière la moyenne de 24 % d’amidon se cachent des situations très différentes : des parcelles plus ou moins touchées par le stress hydrique, des dates de semis et de récolte différentes, des précocités variétales, des types de sols, des niveaux de maturité variables au stade de récolte.

Deux silos récoltés en 2026 peuvent donc présenter des profils nutritionnels très différents.

Dans ce contexte, raisonner une ration à partir de valeurs moyennes présente un vrai risque. Seule l’analyse du fourrage permet de connaître précisément ce que l’on distribue aux animaux, de sa teneur en matière sèche à sa valeur alimentaire.

Pour obtenir ces repères sur vos propres silos, CCPA réalise des analyses de fourrages dans ses laboratoires d’analyse et propose l’analyse NIR avec NIR2U.

En 2026 : analyser son fourrage pour mieux ajuster la ration

Face à l’hétérogénéité des ensilages de maïs en 2026, l’analyse du fourrage constitue le point de départ pour aider les éleveurs à adapter la ration à la situation de chaque élevage.

Les valeurs nutritionnelles obtenues peuvent ensuite être intégrées dans Chorus afin de réajuster le rationnement en fonction du profil réel de l’ensilage et des objectifs de l’élevage.

Comment adapter la ration au profil de l’ensilage de maïs ?

L’analyse du fourrage prend tout son sens lorsqu’elle se traduit concrètement dans la ration.

À partir des valeurs mesurées, un logiciel de gestion d’élevage comme Chorus permet de réajuster le rationnement en tenant compte du profil nutritionnel réel de l’ensilage et des objectifs de l’élevage.

Avec des maïs en 2026 moins riches en amidon, la recherche d’énergie complémentaire peut notamment conduire à augmenter la part de céréales à paille, riches en amidon rapidement fermentescible. Cette stratégie doit toutefois être raisonnée pour préserver l’équilibre ruminal.

Dans les rations où la part d’amidon rapidement fermentescible augmente, Amiviv vient accompagner la sécurisation de la digestion ruminale, afin de concilier apport énergétique et bon fonctionnement du rumen.

En 2026 plus que jamais : analyser son ensilage, ajuster avec Chorus et sécuriser la ration avec Amiviv.

Pour adapter vos rations à vos ensilages de maïs, découvrez nos solutions pour la nutrition des ruminants et rapprochez-vous de vos interlocuteurs CCPA.

 

Retour à la liste des articles

Autres actualités pouvant vous intéresser

Vous avez une question ?
Besoin d’échanger avec l’un de nos experts ?

Nous contacter