Publié le : 13 Octobre 2026

Vaches laitières : comment concentrer la ration en amidon ?

L’efficacité alimentaire des vaches laitières dépend en partie de la concentration en amidon de la ration. En 2026, les ensilages de maïs en apportent moins et le maïs grain coûte plus cher. Comment compenser l’amidon manquant avec des céréales à paille, qui fermentent plus vite, sans perturber le rumen ? Voici les repères d’une étude CCPA menée dans 85 élevages, et la place d’Amiviv dans ces rations.

À retenir

Amidon et efficacité alimentaire : ce que montrent 85 élevages

CCPA a récemment étudié 85 élevages laitiers. Résultat : l’efficacité alimentaire des ruminants augmente avec la quantité d’amidon de la ration. Elle plafonne à partir de 6 à 8 kg d’amidon total par vache et par jour.

Régression simple de l’amidon total en fonction de l’EA sur la population globale - CCPA

L’efficacité alimentaire est aussi corrélée positivement à la marge sur coût alimentaire. 0,1 point d’efficacité alimentaire en plus, c’est environ 0,70 € de marge supplémentaire par vache et par jour. Une ration qui manque d’amidon pèse donc directement sur la marge de l’élevage.

Dégradabilité de l’amidon : quel équilibre entre rumen et intestin ?

Mais attention, tous les amidons ne se dégradent et ne s’assimilent pas de la même manière. Il faut respecter un équilibre entre la partie dégradée dans le rumen et celle digérée dans l’intestin. Sans cet équilibre, le risque de subacidose (acidose subaiguë) augmente et l’efficacité recule.

L’amidon des céréales à paille (blé, orge, triticale) est une source d’énergie rapidement fermentée dans le rumen. Il nourrit la flore ruminale, mais produit aussi des acides en peu de temps. Si l’apport est trop important, le pH du rumen baisse.

L’amidon du maïs grain se dégrade plus lentement. Une partie échappe au rumen et est digérée dans l’intestin : c’est l’amidon dit « by-pass », ou intestinal. Il apporte de l’énergie sans acidifier le rumen.

Concentrer une ration en amidon consiste donc à combiner ces deux sources. Il faut respecter la capacité du rumen à absorber une fermentation rapide.

Ensilage de maïs en 2026 : 1,5 kg d’amidon en moins à compenser chaque jour

Cette année, les ensilages de maïs affichent des taux d’amidon plus faibles d’environ 10 points. Pour 15 kg de matière sèche d’ensilage ingérée, cela représente 1 500 g d’amidon en moins apportés par les fourrages. Il faudra les compenser !

Maïs grain ou céréales à paille : quelle source d’amidon choisir ?

De plus, le marché des céréales est perturbé. Les hausses de prix sont marquées sur des matières premières d’intérêt riches en amidon intestinal, comme le maïs grain.

Il paraît donc plus économique de s’orienter vers des céréales à paille ou certains co-produits. Leur amidon est toutefois dégradé plus fortement dans le rumen. Le gain économique doit alors s’accompagner d’une bonne maîtrise de la fermentation ruminale.

Amiviv : ralentir la dégradation de l’amidon des céréales à paille dans le rumen

Amiviv est une solution phytogénique. Elle oriente la flore ruminale afin de réduire la vitesse de dégradation de l’amidon dans le rumen. Des tests en station ont caractérisé son impact sur diverses matières premières et à l’échelle de la ration.

Avec Amiviv, il devient possible de remplacer l’amidon perdu par les ensilages de maïs de cette année. Les aliments complémentaires riches en amidon peuvent alors intégrer des céréales à paille ou des co-produits, en maîtrisant la dégradation de l’amidon dans le rumen. C’est aussi une alternative économique au manque de disponibilité du maïs grain cette année.

Pour vous accompagner dans cette perspective, le logiciel de rationnement pour bovin Chorus propose des recommandations spécifiques. Elles portent sur la cinétique de dégradation de l’amidon.

Situations à risque d’acidose chez la vache laitière : l’apport d’Acidoline

Lorsque l’exposition à une ration riche en amidon rapidement fermentescible se prolonge et que des signes d’acidose apparaissent, ralentir la dégradation de l’amidon ne suffit plus. Face à une baisse d’ingestion, du taux butyreux (TB) ou de la production laitière, il devient nécessaire de soutenir rapidement l’équilibre ruminal et métabolique.

Acidoline associe des substances tampons, des levures et des sels d’acides carboxyliques aux actions complémentaires. Les substances tampons contribuent à limiter les variations de pH et les levures nourrissent la flore ruminale. Les sels d’acides carboxyliques stimulent quant à eux les bactéries consommatrices de lactate, ce qui réduit la quantité d’acide lactique au profit de l’acide propionique.

Acidoline aide ainsi à réduire le risque d’acidose ruminale et métabolique et à préserver les performances des animaux. En cas de doute sur l’état de santé du troupeau, l’avis de votre vétérinaire reste indispensable.

Construire une ration adaptée à chaque élevage

Chaque ration est différente. La bonne concentration en amidon dépend des fourrages, du niveau de production et des matières premières disponibles.

Les équipes CCPA accompagnent fabricants d’aliments, techniciens et éleveurs. Elles aident à analyser les ensilages et à construire, avec le logiciel Chorus, une ration adaptée à chaque troupeau.

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